Comme un petit jésus accroupi dans sa crèche
Ton pur sommeil était si calme et si charmant
Que tu n'entendais pas l'oiseau chanter dans l'ombre
Moi, pensif, j'aspirais la douceur sombre
Du mystérieux firmament.
Et j'écoutais voler sur ta tête les anges
Et je te regardais dormir: et sur tes langes
J'effeuillais des jasmins et des oeillets sans bruit
Et j'observais avec attention gestes et mouvements
Que tu ferais maladroitement
Dans cette lumière sombre que l'on appelle la nuit.
Un jour ton tour viendra de dormir, comme moi
A côté d'un être qui te rempli de joie
Et tu viendras à prendre ce pli dans son âge enfantin
De venir dans sa chambre chaque matin.
Et tu verras que les moments les plus charmants
Ce sont les instants passés avec ton enfant.

